Francisation Réussie avec Annie

EP 131 | Gel Des Permis À Montréal Et Laval : L'IMMIGRATION Change les Règles

Annie Nanking

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Nous clarifions le gel des EIMT à bas salaire à Montréal et Laval, avec les raisons officielles, les secteurs touchés et les dates clés. Nous expliquons les impacts concrets, l’exigence de français, la fin du PEQ et le rôle du PSTQ pour planifier la suite.

• gel confirmé et prolongé jusqu’au 31 décembre 2026
• portée géographique limitée à Montréal et Laval
• secteurs à bas salaire ciblés, postes qualifiés épargnés
• raisons officielles: réduire les RNP et recruter localement
• objectifs: contrôle des flux, pression sur services publics
• chronologie 2024 à 2029 et cohérence des mesures
• exigences linguistiques accrues pour renouveler après 3 ans
• fin du PEQ et orientation vers le PSTQ
• impacts pour employeurs: salaires, conditions, recrutement alternatif
• impacts pour travailleurs: français, stratégie PSTQ, adaptation


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Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Francisation Réussie avec Annie. Je vous souhaite une très heureuse année 2026. Et je vous promets plus d'activités en francisation cette année pour accélérer votre apprentissage du français. Merci pour votre écoute et votre soutien. Aujourd'hui, on va décortiquer un sujet qui fait énormément parler. C'est le gel des permis de travail au Québec. On entend beaucoup de choses, parfois tout et son contraire. Alors, on va se concentrer sur une seule chose, les faits. On va se baser uniquement sur les documents officiels du gouvernement pour y voir plus clair. C'est parti. Alors, la grande question que tout le monde se pose, que ce soit les employeurs ou les travailleurs, est-ce que c'est vrai? Est-ce que le Québec a vraiment mis sur pause les permis de travail à Montréal et Laval? C'est une question cruciale, alors allons droit au but. La réponse, c'est oui. C'est un oui clair et net. La mesure est bel et bien confirmée. Elle est officielle et elle est déjà en place. Maintenant, ce qu'on va faire, c'est de regarder en détail ce que dit la politique du gouvernement, qui est touchée, et surtout comprendre pourquoi cette décision a été prise. Et pour être totalement transparent, notre source est un document du ministère de l'Immigration, le MIFI, daté du 6 novembre 2025. Toute l'analyse qui suit vient de ce document, le dépôt des orientations en matière d'immigration 2026 à 2029. C'est notre seule et unique référence pour cette présentation. Le lien est déposé dans la partie description. Maintenant, plongeons dans les détails. Pour vraiment tout comprendre, il faut regarder trois éléments clés. De quoi on parle exactement, où est-ce que ça s'applique et quelles sont les raisons officielles derrière tout ça. Alors le terme technique à connaître, c'est les demandes d'évaluation de l'impact sur le marché du travail, EIMT, pour des postes à bas salaire à Montréal et Laval. Il faut faire attention ici car le GEL ne vise pas tous les permis de travail. Il cible spécifiquement les demandes d'évaluation de l'impact sur le marché du travail. En gros, c'est quoi? C'est la toute première étape obligatoire pour un employeur qui veut embaucher un travailleur étranger. C'est la porte d'entrée, si on veut. Et c'est cette porte-là qui est fermée temporairement. Au niveau géographique, la mesure est très très ciblée. La suspension ne touche que deux régions administratives, Montréal et Laval. C'est vraiment important de le souligner parce que toutes les autres régions du Québec, elles ne sont pas du tout concernées par cette décision. Alors, qui est directement visé par ce gel? Eh bien, la mesure cible spécifiquement les postes qui sont considérés comme étant à bas salaire. On parle donc de secteurs comme la restauration, le commerce de détail ou encore les services d'entretien. Des domaines qui, on le sait, comptent souvent beaucoup. Coût sur la main d'œuvre étrangère temporaire. Mais pourquoi cette décision? La communication officielle du gouvernement est très directe là-dessus. Elle nous donne les deux raisons principales. Premièrement, réduire le nombre de résidents non permanents. Et deuxièmement, encourager le recrutement de personnes qui sont déjà ici au Québec. En fait, cette orientation se décline en trois objectifs bien clairs. D'abord, mieux contrôler les flux migratoires alors que l'économie ralentit. Ensuite, pousser les entreprises à se tourner vers la main-d'œuvre qui est déjà disponible sur place. Et enfin, un point important, alléger la pression sur les services publics, comme le logement ou la santé, qui sont sous forte tension à Montréal et Laval. Ok, maintenant prenons un peu de recul. C'est essentiel de comprendre que ce gel, ce n'est pas juste une mesure sortie de nulle part. En fait, ça fait partie d'une stratégie gouvernementale bien plus large, un plan qui s'étale sur plusieurs années, de 2026 à 2029. Quand on regarde la chronologie, on voit très bien comment les décisions s'enchaînent. On a eu le premier gel à l'été 2024, puis juste après, la fin du fameux programme PUC et l'ajout de l'exigence de français. La prolongation du gel qu'on voit aujourd'hui, elle s'inscrit donc dans une suite logique où chaque mesure vient en quelque sorte renforcer la précédente. Donc en plus du gel, il y a deux autres changements vraiment fondamentaux. D'un côté, l'exigence de français qui devient un critère non négociable pour qui espère rester au Québec à long terme, et de l'autre, la fin du POQ, qui était une voie d'accès très populaire à la résidence permanente. Le message envoyé est assez clair. Le parcours d'immigration au Québec est en train de se transformer. Bien, mais alors concrètement sur le terrain, ça veut dire quoi tout ça? Regardons un peu les impacts directs à la fois pour les employeurs de Montréal et Laval, mais aussi pour les travailleurs étrangers. Concrètement, ça se traduit par un double défi. Du côté des employeurs, il faut maintenant trouver d'autres façons de recruter. Ça peut être en améliorant les salaires, les conditions de travail. Et du côté des travailleurs temporaires, l'adaptation devient vraiment cruciale. Il faut maintenant maîtriser le français et se tourner vers le nouveau programme, le PSTQ, pour envisager un avenir permanent ici. Le programme de sélection des travailleurs qualifiés, PSTQ, devient la seule voie de sélection permanente des travailleurs qualifiés. Faisons le point. Premier point à retenir, c'est la date. Le gel des demandes d'IMT est non seulement confirmé, mais il est aussi prolongé jusqu'au 31 décembre 2026. C'est l'horizon qu'il faut avoir en tête pour le moment. Deuxième point, la géographie. On le répète parce que c'est important, cette mesure est chirurgicale. Elle ne concerne que Montréal et Laval. Le reste du Québec continue de fonctionner comme avant sur ce plan-là. Troisièmement, les postes qui sont visés. Ce n'est pas un arrêt complet, mais bien une suspension qui cible les emplois à bas salaire dans des secteurs bien précis. Les postes plus qualifiés ne sont donc pas directement touchés. Quatrième point, la langue. C'est un changement majeur à ne surtout pas oublier pour pouvoir renouveler un permis de travail après 3 ans. Une connaissance fonctionnelle du français à l'oral est maintenant obligatoire. C'est une condition sine qua non. Et enfin, dernier point clé, le changement de cap pour l'immigration permanente. Le programme de l'expérience québécoise qui était une voie royale pour beaucoup de gens, eh bien s'est officiellement terminé depuis le 19 novembre 2025. Voilà qui conclut ce détriptage basé uniquement, on le rappelle, sur les faits officiels. La grande question qui demeure évidemment, c'est, et après 2026, est-ce que ce gel sera levé ou est-ce qu'il sera encore prolongé? Seul l'état de l'économie et les besoins du marché du travail pourront nous le dire. C'est un dossier à suivre de très très près.